Le maître de stage, the concept

Cet article est vrai à 89.99% une fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les événements sont le pur fruit de ma grande imagination (hum). Toute ressemblance avec des personnes réelles serait donc pure coïncidence.

Les précautions d’usage étant prises, je peux vous dire que dans une vie parallèle j’ai fait une incursion dans le monde impitoyable du barreau, autrement dit j’étais avocat stagiaire quoi. (Marie-Jeanne pensait déjà que j’étais une criminelle).

Comme tout avocat stagiaire qui se respecte, j’ai eu un maître de stage.

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, le maître de stage il est censé t’apprendre toutes les ficelles du métier, te donner goût au travail sans fin et aux clients qui paient pas. En gros quoi.

Du moins, c’est la définition qu’on nous en donne un peu avant qu’on signe le contrat de stage… Moi, on m’a menti !

En apparence, il avait pas l’air si mal que ça même si pendant mon entretien d’embauche c’est lui qui a parlé pendant 1h (c’est un avocat après tout). Et puis surtout Juliette, elle m’avait dit dans l’ascenseur : « tu verras, c’est le meilleur maître de stage« .

A ce jour je ne sais toujours pas combien il l’a payée pour me dire ça.

Joséphine elle a un visage d’ange alors j’ai bu ses paroles moi. Naïve peut-être mais pas rancunière, c’est une amie aujourd’hui.

Du coup, quand il m’a proposé une place et qu’il m’a dit qu’il payait la robe, j’ai accepté. Logique.

Et puis j’ai vite déchanté, l’apparence normale s’est transformée en une espèce de chose colérique, nerveuse, impatiente, indisponible, hautaine, froide mais…fort compétente, je dois bien lui laisser ça même si perso, ça me faisait une belle jambe d’avoir comme maître de stage un génie de pierre !

Pour vous décrire l’ambiance au quotidien : quand il arrivait au bureau, je sursautais; quand il sortait comme une furie de son bureau (il ne sortait jamais autrement), je sursautais; quand mon téléphone sonnait et que son numéro s’affichait, je sursautais … Bref, agréable. Sans parler de ses accès de colère.

Comme ça craignait grave du boudin, j’ai rapidement postulé ailleurs en mordant péniblement sur ma chique.

Ça fait trois mois que je suis partie, trois mois que je revis en quelque sorte.

Heureusement que Juliette était là, nos discussions quotidiennes rendaient l’ambiance moins pesante même si quand on entendait des pas s’approcher de son bureau, on sursautait en cœur…

Comme quoi, il y a toujours du bon dans toute situation.

En l’occurrence, la bonne c’est Juliette.

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